Notre Projet en 2017

En Juillet 2017, Essentia a organisé un voyage humanitaire de 20 jours comprenant deux semaines de projet et quelques jours de tourisme. Cette expérience incroyable a permis à 4 étudiantes d’HEC Liège de découvrir une nouvelle culture tout en apportant leur aide à la population locale dans le cadre de programmes humanitaires. Les activités organisées par l’OIC durant le cours de l’année 2016-2017 ont aidé à financer le voyage. 

Ouganda 2017

Voyage humanitaire organisé par l'OIC Essentia

1/PRÉSENTATION DE L’OIC ESSENTIA

Essentia est un organisme d’intérêt collectif composé d’étudiants d’HEC Liège. Chaque année, un voyage humanitaire est organisé par ses membres et proposé aux étudiants.

Pour le financer, l’OIC organise divers activités et évènements.  

Les activités organisées :

      Petits déjeuners : Environ quatre fois pendant l’année, les membres d’Essentia organisent des petit-déjeuner dans le hall d’HEC. De 8h à 11h, ils vendent des crêpes maisons, des gâteaux, du café, des jus et du thé en utilisant des produits issus du commerce équitable. 

      Ventes : Différentes ventes sont organisées durant l’année. En 2016-2017, nous avons vendu du vin et des macarons. 

      Midi burger : Nous avons organisé un midi burger en faisant venir un food-truck dans le parking d’HEC.

      Soirées : Chaque année, Essentia organise la soirée de fin des examens de janvier, ainsi que celle de juin avec l’aide de la Jphec.  

      Drinks : Organisation de drinks pour des conférences ou évènements à HEC et à l’inauguration du Venture Lab.

L’intégralité des bénéfices réalisés durant ces différentes activités sont utilisés pour financer le projet humanitaire. 

Mise en place du projet :

Les membres de l’OIC organisent un nouveau projet chaque année. Pour cela, ils choisissent un pays et une organisation avec laquelle travailler. Un appel à candidature est ensuite réalisé pour donner l’occasion à des élèves d’HEC d’y participer. Une fois les participants sélectionnés, des réunions sont organisées pour finaliser le projet et organiser le voyage. Le voyage réalisé par Essentia est donc ouvert à tous

2/PROJET 2017

Pour le projet 2017 en Ouganda, nous avons travaillé avec l’association GapXperience (https://www.gapxperience.org) qui nous a mis en contact avec une personne sur place. Nous avons choisi deux programmes, un pour chaque semaine de projet. Pendant ces deux semaines, nous avons séjourné chez l’habitant, dans une maison du village de Kalagala où se trouvait l’école dans laquelle nous allions travailler.  

La vie au village.

Pendant ces deux semaines de projet humanitaire, nous avons été hébergés dans une maison non loin de l’école. Le confort était sommaire puisque nous n’avions pas d’eau courante et de l’électricité seulement pour éclairer le soir, grâce à des batteries solaires. Des repas chauds étaient préparés pour nous à chaque repas et nous avons eu l’occasion d’assister à leur préparation.

Le matin, nous partions pour l’école afin de participer aux programmes que nous avions choisis et qui sont détaillés ci-dessous. Lors du premier jour, nous avons été présentés au directeur de l’école ainsi qu’aux

professeurs et aux enfants. Nous avons reçu des noms ougandais afin que les élèves aient plus facile pour nous désigner. Lors des pauses, vers 10h, nous avions l’occasion de jouer avec les enfants et de discuter avec les professeurs et les villageois. 

Nous quittions l’école vers midi pour rentrer prendre notre repas, et l’après-midi était souvent l’occasion pour nous de nous promener dans le village. Nous avons ainsi pu observer la vie de ses habitants, nous rendre à un marché en matutu (les taxis ougandais, une véritable expérience !) et découvrir une région très verte de l’Afrique.  

Le soir, nous dinions parfois avec nos hôtes ce qui était une superbe occasion d’en apprendre plus sur la culture africaine et ougandaise. La veille de notre départ, nous avons eu droit à une fête d’adieu, véritable cérémonie où étaient conviés certaines     personnalités du village. 

 

Programme 1 : Construction

 

Pour ce programme, nous aidions à la construction d’une nouvelle salle de classe pour l’école du village. Le bâtiment est rudimentaire : des murs ajourés de trous en guise de fenêtre et quelques tôles posées sur une charpente de bois. A l’intérieur des classes, on trouve un tableau noir et quelques bancs de bois où s’entassent les élèves.  

Lors de notre arrivée, les ouvriers avaient commencé à creuser les tranchées pour les fondations. Nous avons entrepris de désherber les tas de briques et de sable à l’aide de houes. Ensuite, nous avons préparé le ciment avec les ouvriers et nous les avons aidés à terminer les tranchées avant de finalement nous atteler à l’édification des fondations et des murs de la classe. Les travailleurs nous supervisaient pour nous expliquer les méthodes qu’ils utilisaient et nous montrer comment maçonner. 

Après une semaine de travail durant laquelle nous avons participé à la construction de 9h à 12h, les fondations étaient remblayées et les murs commençaient à se dresser. 

 

 

Programme 2 : Education.


La seconde semaine était consacrée au programme d’éducation. L’école était composée de plusieurs classes organisées par tranche d’âge et par niveau. Les élèves avaient de 3 à 16 ans. Chaque jour, nous intégrions l’une des classes pour donner des leçons avec l’aide des professeurs.  

Chez les plus petits, les cours consistent souvent en des chansons faites pour les aider à apprendre du vocabulaire en anglais (chiffres, alphabet, partie du corps, …) ainsi que de simples calculs. Dans les classes moyennes, nous passions à des calculs plus difficiles comprenant des multiplications et divisions. Les élèves apprenaient également à lire et à écrire, et nous avons pu donner un cours sur la Belgique pour leur faire découvrir le pays d’où nous venions.  

Le programme des plus grand nous a un peu étonné. Des notions plutôt poussées en physique, en médecine et en anatomie par exemple. Les cours étaient orientés sur des informations pratiques, permettant aux enfants qui ne continuent pas leurs études d’avoir des bases intéressantes. En effet, seuls quelques élèves de l’école auront l’occasion d’intégrer une école secondaire suite à un examen.  

Une des demi-journées était également consacrée au cours de gymnastique. Des exercices en chanson et des jeux d’équipes ludiques étaient organisés à l’extérieur.

 

Côté tourisme 

Ce voyage en Ouganda a aussi été l’occasion pour nous de découvrir un pays très différent et quelques jours de tourisme étaient prévus pour pouvoir profiter un maximum de cette expérience. Nous avions donc réservé un safari de trois jours dans le Queen Elizabeth National Park avec l’hôtel Red Chili (http://redchillihideaway.com).

Durant le safari, nous avons pu voir énormément d’animaux sauvages (éléphants, antilopes, buffles, hippopotames, lions,…), visiter une mine de sel et voir des paysages de savane magnifiques. Nous dormions dans un camp à l’intérieur du parc, dans des tentes équipées. Sur le chemin du retour, nous avons aussi eu l’occasion de faire un trek dans la jungle pour observer des chimpanzés. 

Nos hôtes nous ont également permis de découvrir des magnifiques paysages en nous emmenant voir les chutes de Kalagala et la source du Nil, près du lac Victoria. 

Plus de photos sont disponibles sur notre site.


3/COÛT DU PROJET

RÉPARTITION DES COUTS

 

 

*comprend notamment les nuits d’hôtel, les repas et les trajets.

 

 

 

Notre Projet en 2016

Cette année, sept étudiants ont pu prendre part aux différents programmes d’aide que nous avions choisi de mener au Népal. Ces sept étudiants étaient logés dans une famille d’accueil népalaise dans le village de Kathmandu, afin d’apprendre un maximum de la culture et de la langue du pays. 

Népal 2016

1.        « Post Disaster Relief » et Construction de latrines 

Kévin et Myriem s’occupaient du programme « Post Disaster Relief » ainsi que de la construction de latrines.

En ce qui concerne les latrines, celles-ci furent construites pour des orphelins ayant perdu leurs parents suite aux tremblements de terre s’étant produits au Népal en avril et mai 2015. Ces enfants, qui n’avaient plus non plus de maison, vivent désormais dans des abris temporaires.

Pour la fosse sceptique, Kévin et Myriem ont dû creuser un trou de 2m de profondeur sur une largeur de 1,75m et une longueur de 1,75m, et ce à l’aide de d’un remue-terre et d’une pelle. Ils ont transporté des pierres qu’ils avaient au préalable récupérées d’une maison détruite et d’une école endommagée. Ils ont creusé les fondations des toilettes. Ils ont coupé du bambou, du bois et des tiges de métal (à l’aide d’une hache, d’une scie à métal). Ils ont transporté du matériel (du zinc, des outils) jusqu’au site de construction. Ils ont placé les murs et le toit (en zinc) pour les toilettes. Ils ont mélangé le sable et le ciment pour en faire du béton pour le sol des toilettes. 

La durée de construction était de plus ou moins 7 jours. Ils n’ont malheureusement pas pu réaliser la partie d’éducation concernant l’hygiène (apprendre à utiliser les toilettes, se laver les mains, nettoyer les toilettes) par faute de temps. 

Le programme « Post Disaster Relief » fut quant à lui réalisé les jours de forte pluie, où il était impossible de continuer la construction des latrines. Ces jours-là, ils déblayèrent les ruines d’une maison détruite par les tremblements de terre pour une femme et ses trois jeunes enfants. 

2.      « Teaching Children » 

Marla, Kara, Clarisse et Inès étaient en charge du programme « Teaching Children ». 

Pendant une semaine, elles ont donné cours à des enfants dans une école de village à Jitpurphedi. Ce village se trouve à une dizaine de minutes du centre de Katmandou et accueille des enfants de familles défavorisées. Comme dit ci-dessus, il n’est pas rare qu’à l’heure actuelle, certains de ces enfants vivent encore dans des abris temporaires car leurs maisons ont été détruites par les tremblements de terre de 2015. 

Elles avaient sous leur responsabilité deux types de classes : les kindergarden (3-5 ans) et les plus grands

(6-12 ans). Elles pouvaient organiser les cours librement, le but étant de communiquer et d’échanger avec les enfants. 

Elles leur avaient apporté de Belgique du matériel scolaire pour les kindergarden (crayons, feutres, carnets de dessins, pâtes à modeler,…) ainsi que des jouets (ballons, jouets pour faire des bulles). Pendant les cours, les enfants ont ainsi pu bénéficier du matériel apporté et s’occupaient à faire du coloriage de mandalas, à jouer avec de la pâte à modeler,… 

En ce qui concerne les enfants de 6 à 12 ans, les cours donnés variaient selon la leçon que les enfants étaient en train d’apprendre. Les filles ont notamment aidé un professeur qui donnait des cours sur l’hygiène et la santé, et ce en faisant des exercices avec les enfants. Elles ont également donné des cours de géographie, en expliquant aux enfants où se trouvaient la Belgique et les différents continents, en leur apprenant à placer les mers et les océans. Elles ont donné quelques cours de français et d’anglais, en leur enseignant quelques mots et expressions basiques et en leur apprenant à compter jusqu’à un certain chiffre. Enfin, elles leur ont appris des notions de base en matière d’économie et de sociologie. 

3.      « Women’s empowerment : women’s trafficking and domestic violence »

Ce programme avait pour mission de susciter une prise de conscience collective et de sensibiliser les népalais à la violence conjugale et au trafic des femmes. 

Stéphanie était à la tête de ce programme, et son rôle était donc d’organiser des séances de discussion à l’intention d’une dizaine de femmes. 

Peu d’entre elles parlent l’anglais, d’où la nécessité d’avoir un interprète népalais qui participe également aux séances. En effet, comme l’a remarqué Stéphanie, le travail des femmes népalaises se limite souvent aux champs, aux soins des enfants et aux tâches ménagères. Quelques unes gèrent de petits commerces alimentaires, et d’autres s’impliquent dans le travail social. D’une manière générale, le niveau d’éducation est absent dans les plus vieilles générations, ce qui est, en plus de la pauvreté, l’une des raisons pour lesquelles le trafic de femmes est si présent au Népal. 

Attirées par les promesses d’emploi et d’éducation, beaucoup de jeunes népalaises se laissent entraîner audelà de la frontière entre le Népal et l’Inde. Elles sont ensuite forcées à devenir des prostituées, des domestiques ou des mendiantes. Beaucoup d’entre elles sont également emprisonnées, violées et forcées à recevoir un avortement non médicalisé. Les jeunes filles ayant été sauvées et ramenées au Népal sont victimes de discrimination et réussissent rarement à se réintégrer dans la société, ce qui ajoute encore de l’importance aux séances de discussion visant à sensibiliser les népalais au trafic des femmes.  

Les séances présidées par Stéphanie étaient menées de façon plutôt informelle, étant donné que leur objectif principal était de partager et de discuter des problèmes que chacune des participantes était susceptible de rencontrer dans sa vie quotidienne. Elle proposait des solutions afin de remédier à leurs problèmes et employait plusieurs méthodes de prévention, non seulement en faisant prendre conscience aux femmes de la réalité du trafic mais également en développant leurs compétences en matière de génération de revenus et d’opportunités économiques.