Notre Projet en 2016

Cette année, sept étudiants ont pu prendre part aux différents programmes d’aide que nous avions choisi de mener au Népal. Ces sept étudiants étaient logés dans une famille d’accueil népalaise dans le village de Kathmandu, afin d’apprendre un maximum de la culture et de la langue du pays. 

Népal 2016

1.        « Post Disaster Relief » et Construction de latrines 

Kévin et Myriem s’occupaient du programme « Post Disaster Relief » ainsi que de la construction de latrines.

En ce qui concerne les latrines, celles-ci furent construites pour des orphelins ayant perdu leurs parents suite aux tremblements de terre s’étant produits au Népal en avril et mai 2015. Ces enfants, qui n’avaient plus non plus de maison, vivent désormais dans des abris temporaires.

Pour la fosse sceptique, Kévin et Myriem ont dû creuser un trou de 2m de profondeur sur une largeur de 1,75m et une longueur de 1,75m, et ce à l’aide de d’un remue-terre et d’une pelle. Ils ont transporté des pierres qu’ils avaient au préalable récupérées d’une maison détruite et d’une école endommagée. Ils ont creusé les fondations des toilettes. Ils ont coupé du bambou, du bois et des tiges de métal (à l’aide d’une hache, d’une scie à métal). Ils ont transporté du matériel (du zinc, des outils) jusqu’au site de construction. Ils ont placé les murs et le toit (en zinc) pour les toilettes. Ils ont mélangé le sable et le ciment pour en faire du béton pour le sol des toilettes. 

La durée de construction était de plus ou moins 7 jours. Ils n’ont malheureusement pas pu réaliser la partie d’éducation concernant l’hygiène (apprendre à utiliser les toilettes, se laver les mains, nettoyer les toilettes) par faute de temps. 

Le programme « Post Disaster Relief » fut quant à lui réalisé les jours de forte pluie, où il était impossible de continuer la construction des latrines. Ces jours-là, ils déblayèrent les ruines d’une maison détruite par les tremblements de terre pour une femme et ses trois jeunes enfants. 

2.      « Teaching Children » 

Marla, Kara, Clarisse et Inès étaient en charge du programme « Teaching Children ». 

Pendant une semaine, elles ont donné cours à des enfants dans une école de village à Jitpurphedi. Ce village se trouve à une dizaine de minutes du centre de Katmandou et accueille des enfants de familles défavorisées. Comme dit ci-dessus, il n’est pas rare qu’à l’heure actuelle, certains de ces enfants vivent encore dans des abris temporaires car leurs maisons ont été détruites par les tremblements de terre de 2015. 

Elles avaient sous leur responsabilité deux types de classes : les kindergarden (3-5 ans) et les plus grands

(6-12 ans). Elles pouvaient organiser les cours librement, le but étant de communiquer et d’échanger avec les enfants. 

Elles leur avaient apporté de Belgique du matériel scolaire pour les kindergarden (crayons, feutres, carnets de dessins, pâtes à modeler,…) ainsi que des jouets (ballons, jouets pour faire des bulles). Pendant les cours, les enfants ont ainsi pu bénéficier du matériel apporté et s’occupaient à faire du coloriage de mandalas, à jouer avec de la pâte à modeler,… 

En ce qui concerne les enfants de 6 à 12 ans, les cours donnés variaient selon la leçon que les enfants étaient en train d’apprendre. Les filles ont notamment aidé un professeur qui donnait des cours sur l’hygiène et la santé, et ce en faisant des exercices avec les enfants. Elles ont également donné des cours de géographie, en expliquant aux enfants où se trouvaient la Belgique et les différents continents, en leur apprenant à placer les mers et les océans. Elles ont donné quelques cours de français et d’anglais, en leur enseignant quelques mots et expressions basiques et en leur apprenant à compter jusqu’à un certain chiffre. Enfin, elles leur ont appris des notions de base en matière d’économie et de sociologie. 

3.      « Women’s empowerment : women’s trafficking and domestic violence »

Ce programme avait pour mission de susciter une prise de conscience collective et de sensibiliser les népalais à la violence conjugale et au trafic des femmes. 

Stéphanie était à la tête de ce programme, et son rôle était donc d’organiser des séances de discussion à l’intention d’une dizaine de femmes. 

Peu d’entre elles parlent l’anglais, d’où la nécessité d’avoir un interprète népalais qui participe également aux séances. En effet, comme l’a remarqué Stéphanie, le travail des femmes népalaises se limite souvent aux champs, aux soins des enfants et aux tâches ménagères. Quelques unes gèrent de petits commerces alimentaires, et d’autres s’impliquent dans le travail social. D’une manière générale, le niveau d’éducation est absent dans les plus vieilles générations, ce qui est, en plus de la pauvreté, l’une des raisons pour lesquelles le trafic de femmes est si présent au Népal. 

Attirées par les promesses d’emploi et d’éducation, beaucoup de jeunes népalaises se laissent entraîner audelà de la frontière entre le Népal et l’Inde. Elles sont ensuite forcées à devenir des prostituées, des domestiques ou des mendiantes. Beaucoup d’entre elles sont également emprisonnées, violées et forcées à recevoir un avortement non médicalisé. Les jeunes filles ayant été sauvées et ramenées au Népal sont victimes de discrimination et réussissent rarement à se réintégrer dans la société, ce qui ajoute encore de l’importance aux séances de discussion visant à sensibiliser les népalais au trafic des femmes.  

Les séances présidées par Stéphanie étaient menées de façon plutôt informelle, étant donné que leur objectif principal était de partager et de discuter des problèmes que chacune des participantes était susceptible de rencontrer dans sa vie quotidienne. Elle proposait des solutions afin de remédier à leurs problèmes et employait plusieurs méthodes de prévention, non seulement en faisant prendre conscience aux femmes de la réalité du trafic mais également en développant leurs compétences en matière de génération de revenus et d’opportunités économiques.